➜ Numéro 134 (décembre 2011) : L' " ENCADREMENT " DES PERSONNES AGEES.
Coordonnateurs : Alain Roquejoffre et Eliane Leplay
La
question du vieillissement pose à la société et aux responsables
politiques la question de la dépendance, de son traitement, de sa
prévention, de sa prise en charge financière, du choix entre
établissement et " maintien " à domicile. Dans le même temps, l'avancée
en âge réinterroge l'organisation et la nature des liens
intergénérationnels, le rôle des familles, la participation des
personnes âgées à la vie sociale, la condition des personnes en
institution, le travail et la formation des professionnels du sanitaire
et du médico-social.
Si vous souhaitez contribuer à ce numéro, nous vous invitons à :
> le signaler pour le 15 octobre 2011,
> puis envoyer un article de 8 à 10 pages (35 000 signes maximum, bibliographie comprise) pour le 15 novembre 2011 à :
- Alain Roquejoffre - alainroquejoffre@wanadoo.fr
- Eliane Leplay - eliane.leplay@wanadoo.fr
➜ Numéro 133 (octobre 2011) : POLITIQUE ET FORMATION EN TRAVAIL SOCIAL.
Coordonnateurs : Pierre Merle et Patrick Menchi
En quelques années, les
« politiques sociales » ont été inscrites aux programmes officiels
des formations de travail social. Des épreuves de certification portent sur ces
domaines d’enseignement : apparues d’abord dans les diplômes supérieurs,
elles s’imposent à présent dans les diplômes de niveau III et IV . Le
travailleur social doit donc faire preuve de compétences dans ce registre. Qu’en
est-il aujourd’hui ?
L’enseignement, comme d’ailleurs la
définition et la mesure des compétences en question, ne vont cependant pas de
soi. Si l’expression « politiques sociales », surtout sous sa forme
plurielle, relève indubitablement d’un aspect des « politiques
publiques », la banalisation de l’emploi de
ces termes dans le langage professionnel ne suffit pas à en livrer toutes les
significations ; elle risque, au contraire, d’en affaiblir les
problématiques. Or, si le travail (interminable) autour de la
qualification de « social »
(comme d’ «éducatif », etc.) est une des activités fondamentales
habituelles de la formation, il semble qu’il reste beaucoup à échanger autour
de la qualification de « politique ».
Le présent appel à contributions
s’inscrit dans un réexamen des rapports Travail Social et Politique, mais ce
sujet étant très (trop) vaste, il est proposé aux contributeurs de prendre
appui sur l’approche de ces questions à travers la formation des travailleurs
sociaux. Dans ce sens il est à diffuser à tous les enseignants, formateurs
permanents, professionnels associés à la formation susceptibles de faire part
de leurs recherches, leurs élaborations de problématiques, leurs trouvailles
pédagogiques (séquences, supports, évènements). Toutes les disciplines
d’enseignement - et a fortiori tous les domaines de formation ou de compétences
(DF ou DC)- sont convocables dès lors qu’une dimension du politique y
émerge : du droit et de l’économie aux choix de méthodes professionnelles,
voire à l’analyse des pratiques ?... en passant par l’histoire, la
philosophie, la sociologie, les sciences de l’éducation, l’analyse de
l’activité, la psychologie sociale et psychosociologie ou, bien sûr, les
sciences politiques .
Quelques
pistes indicatives tenant compte de l’éventail des différents registres (« les » politiques
(publiques), « la » (vie) politique, « le » (lien) politique)
• Genèse, transformation,
disparition de politiques publiques :
Quel repérage non seulement des
contenus, orientations, enjeux mais aussi processus de politisation ? (au
sens ici de : promotion de questions privées ou catégorielles en affaires
publiques, en problèmes d’intérêt général).
• Thème de la citoyenneté notamment
dans les lois d’action sociale :
Depuis la loi du 2 janvier 2002 de
rénovation la citoyenneté figure officiellement dans le CASF (art L116-1) comme
l’une des visées de l’action sociale et médico-sociale. Comment cette
« mission » est elle entendue si elle ne se réduit pas à la
« lutte contre les incivilités » ou à la personnalisation des
déviances ?
Rapports entre activation de la
pédagogie de la citoyenneté et « dépolitisation » (réelle ou supposée).
• Enjeux de légitimité :
rapports pouvoirs publics (Etat central, UE, CT) /populations/
professionnels, etc; :
La légitimité instituée (la domination
légitime disait Weber) est caractérisée par la primauté de l’échelon politique notamment en termes
de décisions et de choix de moyens; pour autant le credo démocratique
contemporain en appelle à des formes de participation. Pour éclairer cette
dialectique : quelles conceptions et mise en œuvre de relations entre élus, appareil administratif, corps intermédiaires de la société
civile, professionnels (place dans les projets publics depuis leur
définition jusqu’à leur évaluation, soutien apporté aux structures, mais aussi contrôle, instrumentalisation,
« marchandisation »...) ? Quelles politiques de participation (ou
non-participation), directe (ou représentée) de la population ?
• Sous l’angle de l’action et des
ses fins :
Entre « action sociale » et
« action politique » : différences spécifiques, points de
continuité ou discontinuité ? A voir notamment du côté du travail social
d’intérêt collectif (ISIC) ou du Développement Social Local (DSL), des rapports
« service social » et « service public ».
• Sous l’angle des stratégies d’acteurs :
Peut on modéliser les différents types
d’acteurs et de groupes d’intérêt en présence (associatifs, administratifs, syndicaux, politiques, économiques ou financiers etc....), leurs
types de mobilisation, de pression ou de luttes, les ressources et le type
d’expression qu’ils privilégient, les rapports qui se construisent et
déconstruisent entre eux (de force, conflictuels, d’alliance, de
partenariat,...), bref les « arènes » d’une action publique orientée
sur les questions sociales (éducatives, urbaines, de sécurité, de santé etc.).
• Formation aux politiques publiques et
formation au politique :
Si le travail social vise à changer les choses, alors son action n’est elle
pas politique ? Dès lors son enseignement est –il politique ? L’étudiant en TS (le formateur, le
professionnel idem) est un adulte (majeur) titulaire d’un droit/ devoir de
choix –et donc d’opinion et de jugement- politiques. Cela a-t-il sa place dans une
formation à la connaissance et l’analyse objectivée des questions
politiques ? Que dire donc des questions de « savoir » et de « compétence »
politiques tels qu’elles se posent dans l’enseignement ou au cours des études
en centre de formation ?
• Pour plus de réflexivité:
Peuvent être abordées toutes les mises au travail analytique et critique des
notions ou concepts importables d’un champ dans l’autre : pouvoir(s) et
contrepouvoir, autorité, souveraineté (et ses tribulations) ; mais aussi
domination (subordination, soumission, « servitude volontaire »
ou résistance, indignation, tels que cela circule dans l’espace public);
démocratie ; privé/public ; intérêt général (bien commun ?) (conflits d’intérêts) ; pratiques
de gouvernementalité (et irruption de gouvernance ) ; territoire (géo politique) ; conceptions
en présence de : la justice sociale, l’égalité (discrimination
« positive » ?), la responsabilité , l’engagement... Sans
oublier les usages de textes de théorie politique (de Hobbes ou Rousseau à
Foucault ou Lefort ?)
Si vous souhaitez contribuer à ce numéro, nous vous invitons à :
> le signaler pour le 30 juin 2011,
> puis envoyer un article de 8 à 10 pages (35 000 signes maximum, bibliographie comprise) pour le 20 septembre 2011 à :
- Pierre Merle - merle.pierre@orange.fr
- Patrick Menchi - pmenchi@erasme.fr
➜ Rubrique " POUR MÉMOIRES "
Cette rubrique se propose de présenter des mémoires DEIS ou CAFDES ou Masters, etc.
Si vous souhaitez nous faire part de votre recherche, nous vous remercions de bien vouloir nous transmettre (forum@aforts.com) une fiche avec les éléments suivants : auteur, titre
du mémoire, mots-clés, résumé, directeur de recherche, diplôme, dépôt du
mémoire.
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