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Spécificité des formations au travail social
Des centres de formation agréés et subventionnés
La préparation aux diplômes du travail social s'effectue dans des
établissements publics de formation et des centres de formation privés agréés et subventionnés par l'Etat qui prend en charge la plupart des coûts de formation.
Au total, plus de 320 établissements répartis sur tout le territoire dispensent chacun une ou plusieurs formations au travail social et accueillent près de 31 000 étudiants par an.
Les trois quarts des centres sont des associations de la loi de 1901 mais certains ont un statut public quand la formation se déroule dans des universités (UFR, IUP, IUT), dans des lycées publics ou encore dans certains conseils généraux ou hôpitaux.
Des formations par l'alternance
Ces formations sont construites pour permettre une articulation entre les enseignements théoriques et pratiques et pour donner les moyens aux étudiants de faire le lien entre les savoirs acquis à l'école et ceux expérimentés en stage. Les stages sont ainsi des temps forts de la formation et font l'objet de préparation et de suivi.
Cette alternance nécessite la mise en oeuvre d'une pédagogie active, d'un travail par petits groupes et d'un suivi individualisé.
Le travail en partenariat des centres de formation et des établissements éducatifs et sociaux permet une bonne adéquation entre la formation et l'emploi qui facilite l'insertion dans la vie professionnelle. Les métiers du travail social ne sont pas ou peu touchés par le chômage.
Les diplômes délivrés sont des diplômes d'Etat. Chaque centre de formation a un projet pédagogique construit sur un programme national fixé pour chaque formation par le Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, parfois en lien avec d'autres ministères.
La plupart des formations comportent des dispositifs de validations d'acquis professionnels ou de formations antérieures. Ils permettent d'obtenir des allégements de formation et facilitent la mobilité professionnelle à l'intérieur du travail social.
Les examens d'entrée
Dans toutes les filières de formation, des épreuves de sélection sont organisées par les centres de formation. Pour certaines formations, elles sont précédées, pour les candidats qui n'ont pas le titre requis, par un examen de niveau organisé par la
Direction Régionale des Affaires Sanitaires et
Sociales.
Vous avez intérêt à vous inscrire à ces examens le plus tôt possible, c'est-à-dire, au début de l'année scolaire qui précède l'entrée en formation.
Les épreuves de sélection organisées par chaque centre visent à évaluer, à travers des épreuves écrites et des entretiens, si vous pouvez suivre cette formation et si vous avez une idée assez claire du métier auquel elle conduit et auquel vous envisagez de vous préparer.
La formation continue
Elle est nécessaire pour tous ceux qui veulent améliorer leurs compétences professionnelles et accroître leur niveau de qualification.
Certains diplômes du travail social de niveaux III et II peuvent
bénéficier d'une reconnaissance universitaire, ce qui ouvre la possibilité de poursuivre un cursus universitaire.
Par ailleurs, les offres de formation continue faites par les centres de formation sont nombreuses et variées dans le secteur social. Si vous êtes intéressés, demandez leur leur plaquette d'information.
Certains programmes spécifiques sont sanctionnés par une attestation nationale ou des diplômes reconnus pour exercer certaines fonctions. Plusieurs d'entre eux donnent accès à des titres universitaires.
• la formation des formateurs de
terrain.
• le DSTS (Diplôme Supérieur en Travail Social).
• le CAFDES (Certificat d'Aptitude aux Fonctions de Directeur d'Etablissement
ou de service d'intervention Sociale)
• les DEA (Diplôme d'Etudes Approfondies) ou
DESS (Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées) : certaines universités organisent des Sème cycles qui recouvrent le champ assez large d'intervention des travailleurs
sociaux
• la création en 2001 au Conservatoire national des arts et métiers
(CNAM) d'un chaire en travail social permet
de s'engager dans une filière doctorale explicitement référée au
travail social.
La formation au travail social et l'Europe
Plusieurs centres de formation en France pratiquent des échanges avec leurs homologues européens. Les étudiants français peuvent dans ce cas effectuer certains stages dans les pays voisins. Cette meilleure connaissance des pratiques sociales dans l'Union Européenne favorise la libre circulation des travailleurs.
Par ailleurs, deux directives du Conseil de l'Union Européenne ont institué un système de reconnaissance mutuelle des diplômes pour les professions réglementées, c'est-à-dire, celles pour lesquelles le diplôme est obligatoire pour exercer et qui nécessitent une autorisation d'exercer.
C'est le cas pour les assistants sociaux dans tous les pays de l'Union Européenne y compris la France, sauf l'Irlande,
le Royaume Uni, la Finlande, la Suède et l'Autriche. C'est le cas pour les éducateurs spécialisés, uniquement en Allemagne, Danemark et au Luxembourg.
La directive du Conseil de décembre 1988 fixe un système de reconnaissance des diplômes qui sanctionnent des formations d'une durée minimale de 3 ans. Celle de juin 1992, concerne les professions réglementées dont la préparation aux diplômes est d'une durée inférieure.
Les voies d'accès à l'exercice professionnel, dans un pays de l'Union autre que celui où le diplôme a été délivré, nécessitent, le plus souvent, un stage ou une formation allégée pour acquérir les connaissances spécifiques au pays d'accueil.
Lorsque la profession n'est pas réglementée dans le pays d'accueil, il n'y a théoriquement pas de problème de reconnaissance. Cependant, la France dispose d'une diversité de formations et de diplômes qu'on ne retrouve qu'exceptionnellement dans les autres pays. Il n'est donc pas toujours facile d'établir des correspondances. Mais même lorsqu'il n'y a pas de diplôme spécifique dans le pays considéré (par ex: conseiller en économie sociale familiale, animateur, éducateur
de jeunes enfants), les fonctions, elles, existent mais sont exercées par des professionnels aux profils variés. La formation acquise en France est donc un atout. Pour de plus amples informations, il convient de s'adresser au conseiller social de l'ambassade de France du pays choisi.
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