Appel à PROPOSITIONS d'ARTICLES

 

Les incidences des nouvelles technologies 

sur les rapports aux métiers du social

n° 120 - juillet 2008

Coordinateurs : François Guérenne & Patrick Dubéchot

 

Si l’on se réfère à l’étymologie, la technique est ce qui est propre à un art et la technologie est un traité des arts ! Que les métiers du social relèvent d’un art qui leur serait propre, est sans doute une opinion assez partagée, mais n’assiste-t-on pas actuellement avec nos « nouvelles technologies » à l’apparition d’un art qui appartiendrait à tous, mais surtout devrait être utiliser par tous ?  Cette uniformisation des gestes ou des moyens n’est sans doute pas sans conséquences sur nos métiers et leur exercice. Ce numéro de la revue Forum voudrait développer ce questionnement dans un certain nombre de directions dont nous suggérons ici quelques pistes :

* L’apparition, dans les démarches de formation, dans les programmes de ces nouvelles technologies, modifie-t-elle la perception de notre travail en ce qui concerne la question de l’écriture et du rapport à cette dernière ? Le nombre important de demande en formation continue, d’apports en ce qui concerne l’écrit, est nous semble-t-il significatif du rapport difficile à l’écrit dans nos métiers.

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L’informatique a-t-elle une influence sur notre manière de penser l’intervention sociale, notamment en favorisant une action plus centrée sur les résultats (quantifiables et facilement mémorisables) que sur les processus et donc la temporalité ? Ceci réfère sans doute aussi au domaine des évaluations.

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La possible connexion de fichiers nous pose la question, tant éthique que déontologique de la protection de la vie privée, de l’opacité de l’être humain (ce qui en fait un sujet), bref de la personne qui ne se réduit pas à un système de besoins à satisfaire ou de problèmes à résoudre.

Ces incidences sont sans doute aussi à saisir du côté des bénéficiaires de nos interventions, de l’expression de leurs attentes à l’appréciation d’un  résultat. Les nouvelles technologies ne conduisent-elles pas à une vision scientisme de l’intervention sociale ? Peut-on être malheureux sans être malade, se demander récemment un psychiatre dans le journal Le Monde ?

François Guérenne

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 Si l’on se réfère à l’étymologie, la technique est ce qui est propre à un art et la technologie est un traité des arts ! Que les métiers du social relèvent d’un art qui leur serait propre est sans doute une opinion assez partagée, mais n’assiste-t-on pas actuellement avec les NTIC, « Nouvelles technologies de l’informatique et de la communication », à la disparition d’un « art » de la relation sociale et éducative ? N’assiste-t-on pas à l’émergence d’un art « technologique » qui appartiendrait à tous, mais surtout devrait être utilisé par tous ? L’introduction de ces nouvelles technologies n’est sans doute pas sans conséquences sur les métiers de l’intervention sociale, sur leur exercice, sur les pratiques. Ce numéro de la revue Forum voudrait développer ce questionnement dans un certain nombre de directions dont nous suggérons ici quelques pistes :

> Les nouveaux modes de communication
comme la téléphonie mobile, Internet, le système de vidéo conférence, n’introduisent-ils pas de nouvelles façons de travailler ?

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Une accélération du système de traitement problème-réponse, et une exigence d’adaptation, de réaction dans une temporalité limitée.
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Ceux-ci ne favorisent-ils pas le travail en partenariat et en réseau ?
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En quoi ces moyens rapides de communication influencent-ils la manière de travailler avec les usagers ?
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En quoi ces nouvelles technologies contribuent-elles à inventer un nouveau langage professionnel et de nouvelles formes d’écriture ?
- etc.


> L'informatique
a-t-elle une influence sur notre manière de penser l’intervention sociale, de la mettre en œuvre ? 
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La possible connexion de fichiers pose des questions, tant éthique que déontologique de la protection de la vie privée, de l’opacité de l’être humain (ce qui en fait un sujet), bref de la personne qui ne se réduit pas à un système de besoins à satisfaire ou de problèmes à résoudre.
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L’informatique ne favorise-t-elle pas une action plus centrée sur les résultats (quantifiables et facilement mémorisables) que sur les processus et donc la temporalité ?
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 La création et l’introduction de logiciels de recueil de données concernant l’accompagnement des usagers ne favorisent-elles pas en revanche une continuité de la prise en charge, de la connaissance des problématiques propres à la personne ?
- etc.


Ce numéro de Forum veut explorer les impacts de ces « nouvelles technologies de l’informatique et de la communication » sur le champ professionnel. Les incidences sont sans doute à saisir du côté des professionnels, des bénéficiaires des interventions, mais aussi du système de formation ou de la commande sociale, des acteurs financiers et publics.

Patrick Dubéchot


Ces remarques ne sont pas limitatives et il est sans doute de multiples aspects que ce numéro de Forum prévu pour juillet 2008 pourrait éclairer.

Faites le savoir autour de vous !

Proposez-nous avant le 31 mai 2008
le titre et les idées forces (1 page)
de votre proposition de contribution.

 Contactez par courriels :

> FGuerenne4@aol.com et/ou Patrick.Dubechot@cegetel.net

 Merci de votre contribution à la revue FORUM.

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