Pour ou contre une dérogation ?

Document d'aide à la réflexion établi suite aux éléments en débat au conseil d'administration du 8 février 2002

M.F. Marquès, directrice - J. Pineau, délégué général

Position AFORTS ?

Ne pas demander de dérogation à l'application de la loi de modernisation qui ouvre la possibilité de valider toutes les épreuves d'un diplôme par la VAE.

Demander une dérogation pour le travail social telle qu'elle est prévue, de la façon limitative, dans le projet de décret sur la VAE pour la santé, la sécurité, la défense.

 

 

 

Avantages

* se montrer légaliste en demandant l'application de la loi et de toute la loi,

* être favorable à l'esprit d'ouverture et de promotion sociale que représente la VAE,

* économie en terme de temps et de coût de formation et possibilité de "diplômer" un plus grand nombre de personnes.

* mettre en valeur la spécificité du travail social, par son intervention auprès de publics défavorisés, sa complexité, sa dimension stratégique dans l'application des politiques sociales et pour le maintien ou la constitution du lien social,

* soumettre tous les candidats à une épreuve au moins est une plus grande garantie d'équité que si l'on peut acquérir le diplôme par deux systèmes,

* préciser la dérogation par un cadre réglementaire peut mettre les acteurs à l’abri de dérives défensives voire corporatistes dans les diverses phases de la mise en œuvre de la VAE.

 

 

 

Inconvénients

Risques

* risque de dévalorisation des diplômes et de baisse des niveaux,

* risque d'avoir deux vitesses pour chaque diplôme : l'acquisition par la formation étant plus valorisée que celle qui amène à avoir les épreuves par la VAE,

* risque de passer à côté de la demande des candidats d'accéder, grâce à la formation, à une prise de distance par rapport à leurs expériences professionnelles,

* risque de priver les candidats à la VAE d’acquisitions professionnelles par la formation qui sont facteurs d'une reconnaissance sociale supérieure à celle de l'expérience.

* risque pour l'AFORTS d'être perçue comme :

1 - frileuse par rapport à la VAE en acceptant le principe mais pas jusqu'au bout,

2 - favorable à un repli identitaire des travailleurs sociaux.

* forte probabilité de ne pas être entendu par les auteurs du décret (cf. le "retoquage" des projets de textes officiels sur le CAFDES et le DEAVS en conseil d'Etat parce qu'ils prévoyaient l'impossibilité d'accéder par la VAE à toutes les épreuves),

* difficultés de démontrer les spécificités de professions sociales au nom à la fois de principes politiques, éthiques et d’éléments contenus dans le référentiel " métier ".