L'édito du Président

Cette rentrée de septembre 2009 s'effectue avec à l'horizon un certain nombre d'enjeux importants

septembre 2009

 


Tout d’abord la question de la gratification des stages. Devant les difficultés qui s’accumulent concernant cette gratification, nous avons réagi auprès de Monsieur Xavier DARCOS, ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville pour qu’il traite rapidement cette question. Le 21 septembre au Sénat s’ouvre une session extraordinaire au cours de laquelle va être discuté et voté le projet de loi relatif à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie. Nous avons demandé à Monsieur Xavier DARCOS d’inscrire en urgence dans le projet de loi une disposition rendant obligatoire l’accueil des étudiants ceci dans le but de leur garantir leurs parcours de formations dans chacun de nos établissements. Lors de la rencontre que nous avons eue avec son directeur de cabinet, celui-ci n’était pas opposé à un tel amendement porté par le ministre. Nous suivrons donc attentivement les débats qui vont avoir lieu au sénat à partir du 21 septembre.
   
Nous avons également profité de notre rencontre avec le ministre pour lui dire tout l’intérêt que nous portons au conseil supérieur en travail social. En effet, le CSTS est arrivé en fin de mandature en juillet dernier. Des questions se posent quant à son renouvellement et ceci compte tenu de la réforme de l’Etat. Il nous paraît difficile de ne pas poursuivre l’existence du CSTS et ceci pour deux raisons. La première est que le CSTS qui regroupe tous les différents acteurs publics et privés du travail social est un lieu privilégié pour les avis qu’il donne sur les projets de loi et les réglementations qui y sont liés. En ce sens, il peut avoir politiquement un côté provocateur voire dérangeant. On l’a vu par exemple au moment de la discussion sur le projet de loi de prévention de la délinquance.
La seconde raison est le rôle que tient le CSTS dans les réflexions approfondies qu’il mène concernant les questions liées au travail social. Ses rapports sont des sources d’enrichissement tant au niveau de tous les travailleurs sociaux qu’à celui des étudiants et stagiaires en travail social. Nous suivrons de près là aussi le devenir du CSTS, mais nous avons voulu rappeler au ministre sa pertinence et son importance.

Sur le plan du réseau de l’AFORTS, nous poursuivons notre partenariat avec le GNI et nous construisons ensemble l’UNAFORIS naissante. Le rapprochement qui s’est opéré entre l’AFORTS et le GNI, et qui s’est concrétisé par la création d’UNAFORIS, permet aujourd’hui l’approfondissement de réflexion et d’analyse communes et ainsi ouvre des perspectives d’actions importantes pour notre secteur de la formation professionnelle aux métiers du social comme par exemple la création d’un réseau de « hautes écoles spécialisées avec une capacité à maîtriser la certification et une inscription dans un système d’assurance qualité.

La crise financière est devenue une crise sociale de grande ampleur. Devant la progression des situations de précarité et de pauvreté et dans le cadre de la mise en place du RSA, l’AFORTS s’est rapprochée du Haut commissaire aux solidarités actives pour lui proposer la mise en place d’actions de formation à l’accompagnement des bénéficiaires du RSA, actions d’accompagnement ouvertes aux travailleurs sociaux, aux agents des pôles emploi, aux bénévoles d’associations, aux fonctionnaires territoriaux des conseils généraux ou des CCAS. Nous aurons bien évidemment l’occasion de reparler de cet important dossier en fonction de son avancée avec le Haut commissariat aux solidarités actives.

Chacune de nos délégations régionales développe une présence forte d’AFORTS dans les régions. Les schémas régionaux des formations sociales existent dans chaque région. Mais nous savons également que des élections régionales vont avoir lieu au printemps prochain. Il est donc important que dans chacune de nos délégations régionales, nous nous préparions à entrer dans le débat politique concernant les formations sociales et le travail social. En effet, ce seront les premières élections régionales depuis le transfert de compétences de l’Etat vers les conseils régionaux. Ce sera à chaque délégation régionale de voir comment elle compte peser dans le débat politique qui va s’engager au regard des enjeux sur les politiques régionales de formation définies par les élus de la région.

Comme nous pouvons le constater en ce début d’année scolaire, les enjeux qui sont devant nous pour l’année à venir sont importants : gratification, consolidation du dispositif de formation à travers UNAFORIS, débat politique sur les formations sociales dans le cadre du renouvellement des conseils régionaux.

Pour mener à bien tous ces grands chantiers, nous avons besoin de l’engagement de chaque association adhérente à notre réseau AFORTS. Nous savons que nous pouvons compter sur notre solidarité associative et militante pour faire avancer le dispositif des formations en travail social.

Bonne année scolaire à toutes et à tous.

Christian CHASSÉRIAUD, Président de l'AFORTS