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Tout
d’abord la question de la gratification des stages. Devant les
difficultés qui s’accumulent concernant cette
gratification, nous avons réagi auprès de Monsieur Xavier
DARCOS, ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de
la solidarité et de la ville pour qu’il traite rapidement
cette question. Le 21 septembre au Sénat s’ouvre une
session extraordinaire au cours de laquelle va être
discuté et voté le projet de loi relatif à
l’orientation et à la formation professionnelle tout au
long de la vie. Nous avons demandé à Monsieur Xavier
DARCOS d’inscrire en urgence dans le projet de loi une
disposition rendant obligatoire l’accueil des étudiants
ceci dans le but de leur garantir leurs parcours de formations dans
chacun de nos établissements. Lors de la rencontre que nous
avons eue avec son directeur de cabinet, celui-ci n’était
pas opposé à un tel amendement porté par le
ministre. Nous suivrons donc attentivement les débats qui vont
avoir lieu au sénat à partir du 21 septembre.
Nous avons également profité de notre rencontre avec le
ministre pour lui dire tout l’intérêt que nous
portons au conseil supérieur en travail social. En effet, le
CSTS est arrivé en fin de mandature en juillet dernier. Des
questions se posent quant à son renouvellement et ceci compte
tenu de la réforme de l’Etat. Il nous paraît
difficile de ne pas poursuivre l’existence du CSTS et ceci pour
deux raisons. La première est que le CSTS qui regroupe tous les
différents acteurs publics et privés du travail social
est un lieu privilégié pour les avis qu’il donne
sur les projets de loi et les réglementations qui y sont
liés. En ce sens, il peut avoir politiquement un
côté provocateur voire dérangeant. On l’a vu
par exemple au moment de la discussion sur le projet de loi de
prévention de la délinquance.
La seconde raison est le rôle que tient le CSTS dans les
réflexions approfondies qu’il mène concernant les
questions liées au travail social. Ses rapports sont des sources
d’enrichissement tant au niveau de tous les travailleurs sociaux
qu’à celui des étudiants et stagiaires en travail
social. Nous suivrons de près là aussi le devenir du
CSTS, mais nous avons voulu rappeler au ministre sa pertinence et son
importance.
Sur le plan du réseau de l’AFORTS, nous poursuivons notre
partenariat avec le GNI et nous construisons ensemble l’UNAFORIS
naissante. Le rapprochement qui s’est opéré entre
l’AFORTS et le GNI, et qui s’est concrétisé
par la création d’UNAFORIS, permet aujourd’hui
l’approfondissement de réflexion et d’analyse
communes et ainsi ouvre des perspectives d’actions importantes
pour notre secteur de la formation professionnelle aux métiers
du social comme par exemple la création d’un réseau
de « hautes écoles spécialisées avec une
capacité à maîtriser la certification et une
inscription dans un système d’assurance qualité.
La crise financière est devenue une crise sociale de grande
ampleur. Devant la progression des situations de
précarité et de pauvreté et dans le cadre de la
mise en place du RSA, l’AFORTS s’est rapprochée du
Haut commissaire aux solidarités actives pour lui proposer la
mise en place d’actions de formation à
l’accompagnement des bénéficiaires du RSA, actions
d’accompagnement ouvertes aux travailleurs sociaux, aux agents
des pôles emploi, aux bénévoles
d’associations, aux fonctionnaires territoriaux des conseils
généraux ou des CCAS. Nous aurons bien évidemment
l’occasion de reparler de cet important dossier en fonction de
son avancée avec le Haut commissariat aux solidarités
actives.
Chacune de nos délégations régionales
développe une présence forte d’AFORTS dans les
régions. Les schémas régionaux des formations
sociales existent dans chaque région. Mais nous savons
également que des élections régionales vont avoir
lieu au printemps prochain. Il est donc important que dans chacune de
nos délégations régionales, nous nous
préparions à entrer dans le débat politique
concernant les formations sociales et le travail social. En effet, ce
seront les premières élections régionales depuis
le transfert de compétences de l’Etat vers les conseils
régionaux. Ce sera à chaque délégation
régionale de voir comment elle compte peser dans le débat
politique qui va s’engager au regard des enjeux sur les
politiques régionales de formation définies par les
élus de la région.
Comme nous pouvons le constater en ce début d’année
scolaire, les enjeux qui sont devant nous pour l’année
à venir sont importants : gratification, consolidation du
dispositif de formation à travers UNAFORIS, débat
politique sur les formations sociales dans le cadre du renouvellement
des conseils régionaux.
Pour mener à bien tous ces grands chantiers, nous avons besoin
de l’engagement de chaque association adhérente à
notre réseau AFORTS. Nous savons que nous pouvons compter sur
notre solidarité associative et militante pour faire avancer le
dispositif des formations en travail social.
Bonne année scolaire à toutes et à tous.
Christian CHASSÉRIAUD, Président de l'AFORTS
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